François Virot

François Virot est un musicien hyperactif, né à Lyon il y a un bientôt trois décennies, pendant lesquelles il semble avoir déjà tout, tout appris. En plus de la musique en solitaire, guitare en bois sur les genoux, il joue (très fort) de la batterie avec son frère Charles dans un trio pop noise balistique qui s’appelle Clara Clara, invente des side-projects mirifiques et passe le plus clair de son temps sur la route à faire léviter les audiences au fond des caves et à vendre une de ses 17839 démos emballée et scotchée à la main pour l’occasion. Précoce total, François ressemble un peu à un de ces petits miraculés de la génération internet qui ont tout tenté et tout connu si tôt qu’à 20 ans, ils sont déjà de vieux sages. Apprentissage de la guitare à l’âge de raison pour imiter Kurt Cobain, Prong et Brian Adams, découverte de Jesus Lizard, The Melvins et Sonic Youth (« mais Sonic Youth j’aimais pas trop ») deux ans plus tard, formation de son premier groupe punk crust (les Casseroles Brûlées, sous influence The Ex) à douze ans. Et le lendemain, Le lendemain, il part sur la route, au Canada, en Allemagne, en bas de chez vous, enregistre quelques covers de Jay-Z ou Jobim, voit son reflet dans un feu de camp et boucle son premier album officiel Yes Or No (2008) presque simultanément. Avant d’enchaîner sur une tournée solo puis un deuxième Clara Clara (Comfortable Problems – 2010), encore une tournée, un premier Reveille (Time and Death – 2010) et ainsi de suite.
S’il ce produit encore occasionnellement en solo, il n’a pas donné de suite officielle à Yes Or no et semble privilégier le jeu en groupe, que ce soit avec Clara Clara (actuellement au travail sur le troisième album) ou avec Reveille, dont le deuxième album Broken Machines est sorti en juin 2013 chez Clapping Music. Non content d’avoir enregistré/mixé lui-même la plupart de ces disques, il s’essaie depuis peu à la réalisation pour autrui et vient d’enregistrer et de mixer le premier album d’Alligator, Runners.

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presse

MAGIC RPM - portrait décembre 2010
Étranger au milieu dans lequel on souhaiterait le ranger, sourd aux normes bienséantes d'écriture et de production, il ne doit finalement sa réussite qu'à sa passion et son acharnement. S'il figure aujourd'hui parmi nos personnalités 2010, c'est qu'il est parvenu à signer deux albums essentiels dans la même année, un exploit impensable sans une bonne dose d'inconscience ou… une absolue liberté.
POPNEWS - interview 2008
Avec la sortie de son premier album solo, on peut dire que François Virot divise, nouvel héraut du folk hexagonal ou petite supercherie ? Le Lyonnais donne lui-même son avis.
MEDIOCRATIE - interview 2008
a musique fait un bond à chaque parole murmurée, toussotée, expulsée d’un corps qui semble être trop petit pour contenir autant d’inspiration bouillonnante. A chaque nouvelle piste, la musique s’envole doucement, et surement, pour atteindre un niveau de tension, mais aussi de sincérité désarmante. Une claque, je vous dis.
HARTZINE - live report 2010
On y retrouve ce qui fait tout le charme de l’art de François : une musique terrestre et attachante, à mille lieux de la folk éthérée de ses collègues, pleine de ces aspérités et de ces petits défauts qui font la vie. François Virot a les pieds sur terre et la tête pas si loin de là – au milieu de son foutoir mêlant bonheur mélancolique et nostalgie pop, on se sent tout simplement chez soi.