My Jazzy Child

Présence constante mais quelque peu fantomatique de la scène electronica et indie parisienne, le français Damien Mingus alias My Jazzy Child s’est d’abord fait connaître en tant que co-créateur du label/collectif Evènement et multi-instrumentiste impliqué dans une multitude de projets et collaborations (Encre, Concertmate, Section Amour…). Activiste hyperactif dans tous les champs de la musique chercheuse (tentative folk, plongée en apnée dans le platinisme radical et la musique improvisée, rock), My Jazzy Child a bouclé une grosse pile de disques-objets secrets (publiés sur Clapping Music, Active Suspension, Evènement! et Priscilla records) avant de se lancer, via la voix et le séquenceur, dans l’aventure p.o.p. en solo avec le très arrangé Sada Soul (2003) , son double intime, le saumâtre I Insist (2004) et les arrière-pensées de The Drums (2011), à savoir un véritable arc-en-ciel de musiques libres et solaires qui palpite. Trois tentatives inédites de percuter en tranches d’intensité ou de suavité la grande musique expérimentale (LaMonte Young ou This Heat), la pop en nuages en étages (les Beach Boys ou, allons-y carrément,  Astral Weeks de Van Morrison) et quelques jalons inclassables (Moondog, Tom Zé ou Mahmoud Ahmed).
Les amnésiques comme les néophytes seront tous ébahis de découvrir ou redécouvrir dans ces chansons labyrinthiques et paradoxalement harmonieuses l’un des univers les plus densément peuplés de l’underground parisien.

Insatiable développeur d’idées, on lui doit depuis une ribambelle de concepts à tiroirs , de projets collectifs avec notamment le groupe Centenaire qui du haut de son bientôt troisième album occupe déjà bien l’ancien soldat du bruit et du recyclage lo-fi, qui a simplement tourné le dos à la panique généralisée des musiciens sur leur Titanic et continué d’enregistrer à la maison, en cave ou en studio, pour rien, pour lui, pour la musique…
La suite quant à elle, pourrait bien révéler une nouvelle facette du personnage; son prochain disque Holy Names, à sortir courant de 2014 précédé de la cassette/compilation d’inédits Camarade Violence,  en sera peut être la clef.

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presse

L'Oreille Absolue - interview mars 2011
Bricoleur transversal, aussi habile de ses mains qu'ouvert d'esprit, Damien Mingus, alias MY JAZZY CHILD, se penche avec nous sur les rouages de ses mécaniques sonores, entre chanson et expérimentation.
Indiepoprock - interview 2004
Damien Mingus est le maître d'oeuvre de My Jazzy Child qui sortira fin août son nouvel album. On le retrouve également au sein des groupes Arafight et Encre. Il est peut-être temps de faire donc un point sur la carrière de ce touche-à-tout.
Pinkushion - figure libre 2011
Pinkushion inaugure une sous-rubrique Transversale : une tribune libre, ou plutôt « Figure libre », proposée à des acteurs de la scène culturelle contemporaine.

Le musicien parisien Damien Mingus, alias My Jazzy Child, également membre de Centenaire, s’y frotte. Après six ans de silence, son troisième album, The Drums, vient de sortir.