The Drums
My Jazzy Child
clap017 - 01.01.11 - cd / Digital /

C’est un euphémisme de dire que Damien Mingus aka My Jazzy Child a pris son temps pour enregistrer The Drums : ces 32 minutes intenses sont le fruit de six ans d’invention et de respirations au jour le jour, de one-shots providentiels, de fichiers rescapés de disques durs défoncés et de grands projets avortés. Et à décrire ce processus passablement hasardeux, on croît à peine ce qu’on entend : un bijou de densité, de fortitude et de cohérence qui semble avoir été conceptualisé des méandres lumineux de son ouverture (« The Escape ») jusqu’à l’implosion obscure de son final (« Never Look Back »). Il faut aussi avouer qu’une idée directrice, exposée par le titre mais pas audible à toutes les pistes, oriente plus ou moins le disque : l’usage, en ossatures et en horizons, de fragments de batteries, tombés d’une répète avec KingQ4 ou d’un disque du groupe metalcore Botch. Et puis une sacrée dose de rock. Quoique. Il faut dire que le reste est à l’avenant du temps qui passe : « The Escape » a été entièrement arrangé par son ancien acolyte au sein de centenaire Orval Carlos Sibelius, « Suicide With Style » a été enregistré en groupe, live & direct, et la plupart des autres chansons ont été enregistrées ici ou là, devant l’ampli et le séquenceur.
Les amnésiques comme les néophytes seront tous ébahis de découvrir ou redécouvrir dans ces chansons labyrinthiques et paradoxalement harmonieuses l’un des univers les plus densément peuplés de l’underground parisien ; car dans les arrière-pensées de The Drums, c’est un véritable arc-en-ciel de musiques libres et solaires qui palpite. On ne vous tentera pas au jeu de rôles, mais comme ça, juste pour vous allécher, on vous liste: Albert Marcoeur, Swans, les Residents, les Microphones (qu’il dit « à peine connaître »), la musique éthiopienne, le black metal norvégien, le stoner américain, Van Morrison et même Lou Reed, cité en filigrane sur une vraie fausse reprise impressionniste de « Perfect Day ». Les vieux briscards reconnaîtront aussi que Damien est loin de ne parler qu’à travers les chansons des autres, et seront heureux de reconnaître dans ces polyphonies intimes, ces éclats formels et ces feulements vacillants la patte inimitable d’un vieil ami ou – au moins – d’un talent qui manquait terriblement. Welcome ou welcome back, The Drums est de ces prises de parole si singulières qu’on ne peut simplement pas les ignorer.

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Crédits :
Written, performed, recorded and mixed by Damien Mingus, except :
« Perfect Day » written by Lou Reed
« The Escape » recorded by Ernesto Carnaval and mixed by Raphaël Seguin
« Suicide With Style » recorded and mixed by Jildaz Lebras
Master by Emiliano Flores
Artwork by Atelier 25

Additional musicians :
King Q4 : drums on « The Party », « Suicide With Style », « I Fed You but I Won’t Kiss You », « Tons Of Hope », « Woods At Night », « Never Look Back »
Orval Carlos SIbelius : electric guitars and bass on « The Escape », electric guitars on « Tons of Hope »
Raphaël Seguin : electric guitars on « Suicide With Style »
Jildaz Le Bras : bass on « Suicide With Style »
Aurélien Potier : cello on « I Can »
Guillaume Pellerin : clarinet on « I Can »

this is clap017 (p) & (c) My Jazzy Child / Clapping Music 2011

presse

LES INROCKUPTIBLES - avril 2011
Exigeant, The Drums ne s’apprivoise qu’avec le temps, révélant alors une vraie pulsion de vie.
POPNEWS - avril 2011
Damien Mingus aka My Jazzy Child livre donc sans tambours ni trompettes (mais avec plein de batterie qui déchire et un soupçon de clarinette) son troisième et meilleur album à ce jour."The Drums" est la synthèse parfaite des aspirations pop-bossa-électronique alambiquées de "Sada Soul", son premier effort, du néo-folk lunaire de "I Insist", son deuxième donc, et de la chaleur et la fureur du live (surtout sublimé lors de la passionnante aventure des regrettés Centenaire).
LIABILITY WEBZINE - avril 2011
Ainsi, The Drums possède cette profondeur qui le distingue des autres. Les influences tentaculaires de My Jazzy Child fonctionnent ici à plein régime. Digérées, assimilées, celles-ci ont inspiré à Damien Mingus une musique qui est toujours sur le fil du rasoir.
DLF - avril 2011
Oscillant entre folk bizarroïde et bricolée et noise rock nettement plus affirmée, The Drums est vraiment un album à part.
MOUVEMENT.NET - février 2011
Avançant masqué sous un pseudo trompeur, My Jazzy Child parvient avec The Drums, son excellent nouvel album, à rendre le rock, ce papy parfois flapi, aussi vif et incisif qu'au premier jour.
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