Recovery Tapes
Orval Carlos Sibelius
clap026 - 16.06.11 - Digital / Vinyle 25cm /

Enregistré en solitaire à la maison en mode 100% DIY alors que le mixage pharaonesque du magnum opus Super Forma pédalait dans la semoule (mais pour quel résultat final!), Recovery Tapes est donc le troisième album d’Orval Carlos Sibelius, mais il est sorti avant le deuxième.
Retour sur la chronologie des événements :
– 1 Décembre 2010 : En cette soirée de réveillon, Orval Carlos Sibelius s’ennuie dans la cabine de projection du cinéma où il travaille. Il gratte sa guitare et écrit le début d’une petite chanson.
– 1er Janvier 2011 : La chanson est terminée. Elle s’appelle « Dead Slug ».
– 09 Janvier 2011 : Il enregistre « Dead Slug » chez lui sur son poussiéreux magnétophone 4 pistes à cassette datant des années 90. Orval en profite pour poser les bases d’une autre chanson dont il a eu l’idée, « Sientelo ».
– 22 Janvier 2011 : La grand’mère d’Orval fête ses 100 ans. Orval joue pour elle « La Java Bleue » quatre fois de suite. Intérieurement il bouillonne, d’autres chansons attendent d’être enregistrées.
– 01 Février 2011 : Cela fait presque un mois qu’Orval Carlos Sibelius travaille en cachette sur un nouveau disque. Le jour, il projette des films et rêve de ses morceaux, la nuit, il les enregistre, utilise ses vieilles pédales d’effets, ça lui rappelle l’époque où il bricolait sous le nom de Snark. Bref, il retrouve la liberté et l’excitation de la composition immédiate, de l’enregistrement instantané, de la manipulation du son. Seul hic, dans 28 jours Orval part pour le Mali, une décision prise avant Noël afin d’oublier une déception sentimentale. Il n’avait pas prévu qu’un disque allait naître. Un véritable marathon commence alors : il faut finir les morceaux en chantier, et puis les mixer avant de partir car, il en sûr, en Afrique il va se faire capturer par l’AQMI et probablement y laisser sa peau. Son testament musical doit être achevé d’ici là.
– 27 Février 2011 : L’album est mixé vite fait bien fait. C’est décidé, ce sera un vinyle 10 pouces, 15 minutes par face.
– 28 Février 2011 : Départ pour le Mali.
– 28 Mars 2011 : Retour du Mali. Orval est vivant, son disque sort sur Clapping Music le 16 juin et il s’appelle Recovery Tapes.

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Crédits :

Enregistré, produit et mixé par Orval Carlos Sibelius.
Tous les instruments sont joués par Orval Carlos Sibelius sauf la batterie sauvage de « i don’t want a baby » qui est jouée par Bertrand Auguste Mougel.
L’enregistrement a eu lieu en janvier et février 2011 sur magnétophone 4-pistes Fostex, ghetto-blaster Panasonic et multipiste Roland VS-1680. Pas d’ordinateur impliqué.
Le mixage s’est déroulé dans un calme relatif le 20 février (3, 4, 5, 6, 8, 9, 10) et le 27 février (1, 2, 7) chez Emiliano Flores. Ce dernier a masterisé les dix titres de ce disque.
Artwork : Emy.R aka « Bughead »

Merci à Miguel Montero, Manorama, JB Hanak, Musiques Tangentes, Pixelcrap

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(p) & (c) Orval Carlos Sibelius / Clapping Music 2011

presse

THE DRONE - juin 2011
(...) même si Orval avoue sans peine son goût pour le prog qui s’étire – il est fan de Yes, ça vous pose un peu le truc -, son agenda a fait qu’il s’est passé des breaks de mandoline de 8 minutes pour aller à l’essentiel. Résultat: du complexe, certes (écoutez First Booke of Songes si vous avez un doute), mais qui va droit au but. Et forcément, ça marche.
HARTZINE - octobre 2011
Perles pop qui restent en tête longtemps, le peu n’est pas l’ennemi du bien pour ce musicien arrangeur de talent. Que les énergumènes qui ne jurent que par Garage Band aillent se rhabiller. Orval tricote une pop légère, habile et regorgeant de trouvailles sonores. On l’imagine fouillant dans un bric à brac d’instruments délirants,
GONZAÏ - octobre 2011
Orval Carlos Sibelius, alias Axel Monneau, est un génie de la quatrième dimension, un ouvreur d’espace-temps entre le vieux 4-pistes et le ghetto-blaster. De quoi donner des complexes cosmiques à toute la planète musicale.
GOUTE MES DISQUES - 2011
(...) des morceaux kaléïdoscopiques où les idées fourmillent sans emphase.
KIBLIND - 2011
Orval donne à entendre un son "orvalien" : une prog-pop synthétisée, tranchante et goûtant moins le miel que le croûton de pain à l'ergot de seigle. Oui, mais. Par cet égoïsme forcené, Orval Carlos Sibelius parle à chacun de nous. Pour l'homme qui entre chez lui, l'extase est totale.
CHRONICART - juillet 2011
La supériorité de Recovery tapes, c'est de viser la déflation sans abandonner la complexité et une vraie oreille de producteur. A la fin, son space-rock d'appartement semi-électrique a beau avoir une dynamique réduite et un bon gros hiss d'enregistreur quatre-pistes, il reste ras la gueule de trouvailles désarmantes, de vrombissements zarbis, de fuzz et de wah wah délicieuses, de toms monorythmiques et de lignes synthétiques passés au delay qui vous mettront au tapis comme n'importe quel gear massif de n'importe quel groupe mieux équipé, mais moins malin.
THE QUIETUS - june 2011
It makes for addictive listening - lilting tunefulness, synth squiggles, abrupt changes, squalls of noise and more than a hint of darkness ("My life is a failure, I may have a cancer" Monneau sings on opener 'I Don't Want a Baby') all crammed into 25 minutes. It's over almost as soon as you're starting to absorb it. So you go round again.

Parus chez Clapping Music

Ascension
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The Enemy
Centenaire
S/T
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