DEERHOOF – La Isla Bonita, nouvel album disponible
4 novembre 2014

Le nouvel album de Deerhoof intitulé La Isla Bonita (leur 12 ème, à moins que ça ne soit le 13ème ou le 14ème) sort officiellement aujourd’hui en cd, lp et digital, chez Clapping Music pour la France, le Benelux et l’Italie. Les autres heureux labels impliqués sont Polyvinyl  (USA, Canada), Upset The Rythm (UK, Irlande), Altin Village & Mine (Allemagne, Autriche, Suisse, Scandinavie, Espagne), Lado ABC (pays de l’est) et Felicity (Japon).

Pour l’occasion, l’artiste shobohobo a réalisé pour nous cet adorable petit teaser :

Enregistré dans les conditions du live en une semaine dans le sous-sol du guitariste Ed Rodriguez, La Isla Bonita voit le groupe renouer avec ses origines punk/DIY après quelques albums marqués par un travail de production et de post-production hyper sophistiqués.

A la place des arrangements super chargés des disques précédents, La Isla Bonita s’en tient aux ostinatos monotonaux, aux syncopes façons coup du lapin. C’est un disque qui vous sert ses riffs sur un plateau. Et qui rocke.
Ce qui ne veut pas dire que l’album soit dénué de zones d’ombres. Si la voix de Satomi sonne toujours comme une cloche joyeuse, les guitares de John et Ed résonnent d’un désespoir étrange et virtuose, la batterie de Greg n’a jamais autant cherché à en découdre avec l’auditeur, et les paroles juxtaposent des images de paradis trompeurs et d’empires en déclin, comme un portrait de mauvaise augure d’un Weimar américain. Et puis il y a “Mirror Monster”, sans doute l’une des plus belles chansons que le groupe ait jamais enregistré, surtout l’une des plus tristes, avec ses accords classiques, ses guitares spectrales et ses changements mélodiques théâtraux qui font muter cette ballade exquise en furieux hymne post-apocalyptique.

Dans “Doom”, il n’y a plus aucun lieu où se réfugier, et ce n’est pas la répétition obsessionnelle du mot “deny” (“refus”), ânonné telle une comptine, qui rassurera l’auditeur désorienté par la menace qui pèse sur lui. “Oh Bummer”, conclut dans une ambiance lugubre et hantée, alors que la musique se fait sans cesse plus cataclysmique.
Pourtant, Deerhoof ne peut pas s’empêcher d’infuser de la joie dans l’obscurité. Ainsi La Isla Bonita donne à entendre un punk rock d’un nouveau genre: celui qui hurle “Non!” de la manière la plus humaniste et positive qui soit. C’est la musique glorieuse de quatre musiciens qui assument enfin le legs immense qu’ils laissent au monde. Ce n’est pas la Chute de la civilisation occidentale qui va les empêcher d’en profiter.

La Isla Bonita est disponible en cd et vinyle (noir ou transparent) à notre boutique et chez vos disquaires préférés.
La version digitale est disponible sur notre bandcamp, ainsi que sur toutes les plateformes de téléchargement : itunes, emusic, …
Pour le streaming, comme d’hab c’est chez Spotify ou Deezer.
Et pour une écoute éclairée par les commentaires titre par titre du batteur Greg Saunier, c’est chez The Drone que vous vous rendrez.

CLAP045_640

twitter

articles les plus vus