ORVAL CARLOS SIBELIUS fait un ciné-concert au Festival de La Rochelle
15 juin 2014

Orval Carlos Sibelius donnera un ciné-concert à la 42ème édition du Festival International du film de La Rochelle les 1er et 2 juillet prochain.
Projectionniste de profession, cinéphile, Orval a répondu avec enthousiasme à la commande des organisateurs du festival. Ces derniers lui ayant laissé carte blanche, Orval a choisi de travailler sur le film Les Rendez-vous du diable de Haroun Tazieff (1959). Il s’en explique ci-dessous :

« À ma connaissance, il existe peu de réalisateurs aussi aventureux (ou inconscients) pour oser s’approcher si près de l’abîme. Je pense au Werner Herzog quasi suicidaire de La Soufrière, s’en allant filmer le volcan guadeloupéen au bord de l’explosion, envisageant sereinement la possibilité de mourir non sans avoir au préalable enterré les bobines qu’il venait de tourner. Pas de romantisme chez Tazieff le scientifique, le but est d’abord de documenter les bouleversements géologiques de la planète, d’aller là où personne n’est jamais allé, de défricher cette terra incognita ignorée des autres chercheurs.
Ce que vous n’entendrez pas lors de ce ciné-concert, ce sont les commentaires explicatifs précisant les lieux, les faits, les observations. Sans sa bande-son, le périple de Tazieff touche à l’abstraction. Quel but poursuit cet homme ? Pourquoi s’obstine-t-il à grimper sur ces inquiétantes montagnes de feu ? Est-il en train d’explorer une autre planète ? Ou bien cherche-t-il la porte d’entrée vers les Enfers ? Ces terres désolées, ces masses gazeuses lovecraftiennes, ces éruptions rougeoyantes et majestueuses pourraient constituer le décor idéal d’un film de science-fiction mystique. Ma musique empruntera ce chemin : un voyage tour à tour tendu, contemplatif, déchaîné ou mélancolique. Et de la même manière que Tazieff préférait sa caméra Bell&Howell 16mm aux caméras professionnelles 35mm prêtées par son producteur, j’ai choisi d’utiliser de vieux instruments analogiques, synthétiseurs et échos à bandes magnétiques qui colorent la matière sonore d’une aura mystérieuse, indéfinie, afin de plonger le spectateur dans un trip visuel et sonore total. »

Pour l’occasion, Orval Carlos Sibelius a demandé à la claviériste Karine Larivet (on se souvient de son très beau titre « Aérienne des rêves infinis » sous le nom de Noak Katoï sur la compilation Active Suspension vs. Clapping Music en 2003) de se joindre à lui. C’est donc en duo qu’ils se produiront au festival de La Rochelle les 1er et 2 juillet, et en avant-première (sans projection du film) à Paris à l’Eglise St-Eustache le 20 juin, dans le cadre du festival 36 h Saint-Eustache.

Orval Carlos Sibelius et Karine Larivet :
– Le 20 juin à l’Eglise Saint-Eustache, Paris, 23h30
– Le 1er juillet en ciné-concert au Festival International du Film de La Rochelle, Salle Bleue / La Coursive, 20h15
– Le 2 juillet au en ciné-concert au Festival International du Film de La Rochelle, Salle Bleue / La Coursive, 11h00

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